À propos

« Ma pratique artistique est étroitement liée à la perception du quotidien, à l’influence qu’a notre environnement sur ce que nous sommes. Les matériaux, les outils qui me servent sont ceux qui se trouvent au sein du lieu où je me trouve. Je reviens d’une année de résidence dans un ancien garage, en zone rurale et mes dernières pièces sont le résultat de cette imprégnation. Les dernières œuvres sont faites de plastique de carénage moto, de joint d’admission, entre autres objets remarquables de ce double univers de campagne et de cambouis. Mon travail répond cependant toujours à une logique esthétique propre à l’abstraction géométrique et à son histoire. Les objets que j’exploite sont systématiquement sortis de leur fonction première. Ils sont considérés pour leur matérialité et le potentiel que celle-ci offre, au service d’une pensée plastique.

D’une chose on peut en faire une autre, tout est une question de point de vue. »

Marine Provost, 2016.


Géométrie dans l’art : La dimension industrielle .

Marine Provost explore l’univers géométrique du monde industriel. Ces joints de culasse monumentaux ,ces formes abstraites à l’échelle XXL nous font entrevoir toute la poésie et la magie de ce qui nous est d’ordinaire cachée.

Inspirée par le bruit des ateliers de mécanique automobile, les formes épurées de notre ère post-industrielle recomposent, sous ses mains, des paysages ludiques où nous sommes invités à plier nos représentations.

Les objets du quotidien peuvent  s’absoudre et se dissoudre de la main du plasticien. Le joint ,d’ordinaire comprimé et opprimé par des pièces sans scrupules se trouve mis en exergue et réhabilité lorsqu’il se libère de son oppresseur.

L’Art impose sa réflexion comme Leibnitz imposait ses plis dans la pensée philosophique . Le travail de Marine Provost est avant tout une démarche plastique habitée par le discours philosophique de l’objet. Un travail d’équilibriste entre la pensée abstraite et le concret des ateliers Citroën ou Peugeot . Libérons le joint de son oppression mécanique.

igor Deperraz, octobre 2016


En s’opposant à l’idée d’un art « record » déterminé par les prouesses techniques, un art spectaculaire ou encore polémique qui étouffent les médias télévisés, MARINE PROVOST va tenter de se démarquer de cette atmosphère qui l’asphyxie.

La base de sa réflexion est à la fois une « fenêtre ouverte sur le monde » comme le disait Alberti, et à la fois une clôture, une barrière. C’est ce qui se cache dans l’ombre qui va devenir le sujet principal de son œuvre. Sa création, aussi étonnante qu’insolite, réside alors dans le déplacement du regard : d’une part elle expose là où on ne l’attend pas, comme dans sa série les « Cartels ». Elle n’expose pas toujours là où on l’attend, comme le montre l’exposition non accrochée « Je préfère ne pas ». Elle attire notre attention sur ce qu’il ne faut pas regarder, comme dans ses figurations dans les publics d’émissions télévisées, ou encore ses performances à la caisse du théâtre de la Michaudière, intitulées « une caisse, une oeuvre ». MARINE PROVOST se plaît à nous questionner sur nos connaissances, préjugés et jugements de valeur.

Enfin, de 2013 à 2015, elle nous emmène à voir des objets qui ne sont pas vus et qui pourtant font partie de notre quotidien comme les « Fantômes ». Elle explique : « Les Fantômes […] sont des reprises des motifs qui recouvrent les intérieurs des enveloppes postales. J’ai scanné ces trames et j’ai, sur chaque toile, fait imprimé en digigraphie, 1m² de ce motif, le reste de la toile est le prolongement à la main du motif choisi.

Le titre “fantôme” est lié aux origines de la trame. En imprimerie, un effet fantôme évoque l’apparition du texte par transparence sur le verso d’une page. L’intérieur des enveloppes postales est couvert d’une trame pour éviter toute transparence et ainsi garder la confidentialité du contenu ».

Les Fantômes de MARINE PROVOST, mi-peinture mi-digigraphie, traduisent le besoin d’exploiter un objet réel, un objet du quotidien, auquel nous ne faisons pas attention : le papier-enveloppe est alors réévalué et prend une dimension à laquelle on ne l’a jamais attribué, une dimension artistique.

Galerie Oniris, 2015.


 

MOSSET_recto MOSSET_versoDédicace d’Olivier Mosset à l’occasion de l’exposition des « Fantômes » à la galerie ONIRIS, 2015.


zqm_JohnCornu_EmmaCharlotteGobryLaurencin_ExPdfimagomundi (2)expo-nobis-nantes 16825894_10154389981902057_7402293001072606317_o__________________________________________________________________________

rectompviteMP-VITE-1ouest_france_mpvite_1Affiche OK flash info 6 juin 2016 1er_jui_2016_ouest_france eclaireur-20mai2016 ouest-france-11mai2016 27_mai_2016_eclaireur journal_articleexpo_berlin_juin_2016 sac_bleu_orange_5 eclaireur_15_juillet_2016 ouest_france

ONPAPER


 

http://pointcontemporain.com/marine-provost-fantomes

logo-point-contemporain-mail-copie


drawing_now_2016

 

LALEH-JUNE-GALERIE-OPENINGgalerie-oniris_marine-provost

Galerie ONIRIS: exposition des petits formats.

A l’occasion de son accrochage initial de décembre 2015, le choix s’est porté sur les artistes du groupe «peinture» des artistes de la galerie pour l’espace d’exposition principal situé au 38 rue d’Antrain. On y retrouve Geneviève Asse, Pierre Antoniucci, Christian Bonnefoi, Alain Clément, François Dilasser, Guillaume Moschini, Jean-Pierre Pincemin, Bruno Rousselot, Claude Viallat mais également des œuvres de Joël Denot, Véra Molnar et Marine Provost.

Petits Formats et Œuvres sur Papier
08 déc.-23 janv. 2016


 

LALEH-JUNE-BASEL-SEASON-OPENING.04.09.2015-5.9PM-jpg

Galerie Laleh June: Marine Provost


oniris_marine_provost

Galerie ONIRIS: Marine Provost



unspaced_marine_provost Un-spaced: Marine Provost



Singer et Fantômes – Marine Provost  Exposition d’hiver à l’ASPHAN. Entretien avec l’artiste :

« J’ai fait une première année aux Beaux Arts de Lorient, ma deuxième année à Milan en Italie, je suis arrivée à Paris en 3ème année j’y suis restée jusqu’à la 5ème année.
Ensuite je suis devenue professeur dans un lycée professionnel pendant un an. J’ai arrêté pour reprendre une activité artistique et écrire dans une revue nomméeJoséphine. Au sein de cette revue j’ai publiée des oeuvres mais aussi des entretiens avec Daniel Buren ou encore Olivier Mosset. Dernièrement j’ai rencontré Michel Onfray. Mon travail théorique traite de la question de la transmission, comment permet on l’accès à une oeuvre, une pensée ? Pour cette exposition je présente deux séries, Singer et Fantômes.
Les  Singer  sont des toiles recouvertes d’une matière vinylique que je plie, tends, afin d’obtenir des drapés. Cette matière permet d’avoir un rendu proche d’une peinture à l’huile déjà sèche. Une peinture sans odeur, qui ne tache pas, pas d’outil à nettoyer, pas d’atelier à installer, une peinture sans contrainte. Le rendu finale peut être assez proche des images de Pierre Soulage, des drapés de Christo et Jeanne Claude, ou encore du travail de Fontana.
Les  Fantômes  présentés dans l’église sont des reprises des motifs qui recouvrent les intérieurs des enveloppes postales. J’ai scanné ces trames et j’ai, sur chaque toile, fait imprimé en digigraphie, 1m2 de ce motif, le reste de la toile est le prolongement à la main du motif choisi.
Le titre « fantôme » est lié aux origines de la trame. En imprimerie, un effet fantôme évoque l’apparition du texte par transparence sur le verso d’une page. L’intérieur des enveloppes postales est couvert d’une trame pour éviter toute transparence et ainsi garder la confidentialité du contenu.
Le titre de l’exposition «  Vous m’avez fait former des fantômes  » est une citation de Sade. La citation complete est « vous m’avez fait former des fantômes qu’il faudra que je réalise »… Hervé Guibert a également repris cette formule pour le titre d’un de ses romans. »
Marine Provost

 

affiche_fantomesmarine-article

flyerEFMSansadresse-GC-web

Je préfèrerais ne pas CP


Ultralocal: Marine Provost

La Régie / A7 Experience

Le workshop organisé par Ultralocal, lié au déplacement, à l’expérimentation, et au vivre ensemble, m’a offert la possibilité d’explorer ces notions à travers une pratique peu visible et pourtant très présente, l’exercice de l’ascèse. Je me suis engagée dans cette discipline de vie durant six jours et l’ai nommée: A7 EXPERIENCE. L’A7 étant l’autoroute dite du soleil. 
Six jours durant lesquels je n’ai ingéré que de l’eau, du thé du café, deux ou trois verres de vins, de la bière et quelques chocolats chauds. Aucune nourriture solide. J’ai, par mon jeûne, voulu déplacer l’énergie produite pour digérer les aliments vers d’autres parties de mon corps. L’abstinence sexuelle était aussi liée au déplacement, mon compagnon étant resté à Paris. Les plaisirs sexuels et gastronomiques mis de coté, je pouvais me consacrer pleinement au corps collectif.
La pratique état assidue mais ne visait pas la performance masochiste, la limite de mon exercice étant la frustration. S’il y avait eu des prémices d’aigreur, de colère ou de tristesse, ma tentative aurait été avortée. J’ai pu ressentir au fil des jours un apaisement et un bien-être optimal. Ma vie d’ascète m’a permise d’augmenter ma sensibilité du corps, d’avoir une conscience de l’essentiel et de l’autre.
Le terme d’ascèse vient du grec askêsis « exercice, pratique » et était associé aux arts et métiers avant d’être repris par le latin qui apportera une connotation religieuse. La vie ascétique que peuvent mener certains moines est un acte de renoncement au monde, une négation du corps. Je me positionne comme une artiste qui choisit de se confronter à ce monde et à cette pleine existence. L’ascèse sur une courte période permet une intensité de cette existence, tous les sens sont décuplés. Je me suis nourrie des odeurs, des lumières, réflexions, des discussions, du corps des autres. Je me suis emplie de leur vie, étant moi même déchargée des humeurs et des rythmes liés à mon propre corps. Je n’ai ressenti ni fatigue, ni faim, ni tristesse. J’étais au contraire dans une joie constante de l’être ensemble, tendant vers une béatitude assez déroutante pour moi comme pour l’ensemble du groupe. L’ascèse est associée à l’élévation, mouvement du bas vers le haut, l’autoroute A7 est connu pour mener vers le soleil du sud de la France, j’ai voulu étendre ces propositions liées au déplacement avec une autre pièce nommée 
PROSPECTIVE.

Marine Provost


 

jeudi's 

joséfffine Sans titre - 7 bande annonceSans titre - 9