Galerie Oniris 2015

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En octobre 2015, la galerie Oniris débute un cycle d’expositions intitulées INVITATION. L’opportunité est donnée à une première expérience en galerie pour des artistes aux parcours très différents. Pour cette première exposition, OLIVIER PETITEAU, MARINE PROVOST et CAROLE RIVALIN ont accepté cette INVITATION #1.

Avec des approches très différentes, les trois univers de créations d’OLIVIER PETITEAU, MARINE PROVOST et CAROLE RIVALIN se recoupent dans la technique [le geste, le médium, le trait, le rapport à la couleur et à la matière] et dans l’absence de représentation [le lien à la machine et à un système rythmique et répétitif]. Les trois partagent, dans une certaine mesure, une vision décalée du monde (ironique et poétique) dont le regard s’arrête sur un morceau de réalité.

Dans ses créations, OLIVIER PETITEAU exerce et mêle différentes pratiques artistiques qui pourraient sembler éloignées les unes des autres comme, le dessin avec des encres sur papier, la marqueterie, la sculpture, la musique, la sérigraphie, la machinerie, etc… Pourtant, toutes ses œuvres se réunissent, s’expriment et s’enrichissent autour du mouvement, de la répétition et du mécanisme.

Les « Fantômes » de MARINE PROVOST, mi-peinture mi-digigraphie, traduisent le besoin d’exploiter un objet réel, un objet du quotidien, auquel nous ne faisons pas attention : le papier-enveloppe est alors réévalué et prend une dimension à laquelle on ne l’a jamais attribué, une dimension artistique.

Les œuvres sur papier de CAROLE RIVALIN sont composées de lignes de couleurs en arrière-plan sur lesquelles sont superposés cache et papier découpé, qui rappellent la sérigraphie, une technique qui a fait l’objet de son premier coup de cœur. Aussi hypnotiques que vibrantes, ses œuvres tendent vers un motif architectural de la couleur.

C’est donc à travers des tableaux que MARINE PROVOST aspire à « attirer l’attention sur du non-spectaculaire », OLIVIERPETITEAU questionne un regard altéré par des « informations salies et catapultées » dans les médias avec ses sculptures murales de courbes et CAROLE RIVALIN tend à « échapper au « désordre sans espoir » de ce monde pour un autre plein de couleurs » avec ses dessins… autrement dit une recherche de libération de la vision du monde en le ramenant à leur définition propre de “l’essentiel“.

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